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     L’École doctorale francophone en sciences sociales (EDSS) existe depuis 1993. Elle a été dirigée successivement par Mme Zoe Petre, professeure à l’Université de Bucarest (1993 – 1997), Mme Rose-Marie Lagrave, professeure à l’EHESS (1997 – 2003), Mme Dolores Toma, professeure à l’Université de Bucarest (2003 – 2007). Depuis septembre 2007, elle est dirigée par le professeur Radu Toma, de l’UB.

     Durant ses quinze ans d’existence, sa structure et ses missions ont varié.

  • De 1993 à 2003, en étroite liaison avec des universités francophones du Nord et surtout avec l’EHSS de Paris, elle a offert aux étudiants de la Région une année préparatoire à un master 2, année qui n’était sanctionnée par aucun diplôme ; les étudiants s’inscrivaient ensuite en master dans l’une des universités partenaires et continuaient par le doctorat, le plus souvent dans la même université partenaire. Ce doctorat n’était pas en régime de cotutelle.

 

  • Entre 2003 et 2007, l’EDSS a fonctionné sur la base d’une convention signée entre l’UB et l’AUF, dont le but déclaré a été la restructuration de l’école afin de mieux l’adapter à la demande et à l’évolution de l’enseignement des sciences sociales dans la région à laquelle elles avaient elles-mêmes contribué. Des universités du Nord et de la Région se sont associées au nouveau projet en signant la Convention : l’Université Libre de Bruxelles, l’Université Laval, l’Université de Neuchâtel, l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris, l’Université Bordeaux 2 Victor Segalen, Université Montesquieu Bordeaux 4, l’Université Kliment Ohridski, la Nouvelle Université Bulgare, l’Université d’État de Moldova, l’Université Galatasaray. L’EDSS s’est dotée en 2003 d’un Conseil scientifique et de gestion dans lequel toutes les universités partenaires sont représentées.
  • Grâce à la convention de 2003, l’EDSS (i) a pu proposer aux étudiants de la Région un master 2 en sciences sociales sanctionné par un diplôme délivré par l’UB et reconnu par les universités partenaires et (ii) a assuré l’inscription en thèse en cotutelle d’environ 50% des titulaires du diplôme délivré.

     Le bilan de ses quinze ans d’existence est positif :

a) Formation. Au total, l’EDSS a formé 160 étudiants, dont environ 90 dans l’intervalle 2003 – 2007. Sur les 160 étudiants, 138 ont commencé une thèse. Sur les 138 doctorants, au 31 décembre 2007, 62 avaient déjà soutenu leur thèse, dont 44 dans l’intervalle 2003 – 2007, ce qui indique une forte accélération et suggère que la vingtaine d’autres thèses qui sont en cours d’achèvement seront effectivement soutenues en 2008 ou 2009.
     L’EDSS a contribué à la formation à la recherche de ses étudiants non seulement par les enseignements donnés en son sein mais aussi par l’organisation de colloques. Dans l’intervalle 2004 – 2007, elle a organisé 8 colloques (v. Colloques).

b) Professionnalisation. L’un des succès majeurs de l’EDSS consiste sûrement dans le très grand nombre de ses anciens étudiants devenus enseignants et chercheurs à contrat permanent dans les universités de la région : sans tenir compte de la dernière promotion, en octobre 2007 nous en avons pu recenser 55, mais leur nombre est sans doute plus important. Par eux, elle a effectivement contribué au renouvellement du corps enseignant et à l’essor de la recherche francophone dans la région. Il faut ajouter que certains de ses anciens étudiants sont actuellement ministres ou ambassadeurs et que certains autres occupent des postes de décision dans les institutions centrales.

c) Consolidation du réseau des universités francophones en Europe centrale et orientale. Grâce, massivement, à ses partenaires du Nord mais aussi à ses efforts personnels, l’EDSS a contribué sans conteste à un maillage plus serré entre les universités francophones de la région et à leur insertion dans les réseaux de recherche de la francophonie. La carte suivante, qui indique le lieu de provenance des 65 intervenants au colloque Expériences et mémoire : partager en français la diversité du monde, organisé par le professeur Bogumil Koss en 2006, est bien suggestive à cet égard, car on voit, aux côtés de l’UB et des universités de la région, un très grand nombres d’universités de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et du Sud, des Caraïbes, d’Afrique, de l’Océan indien.